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    Le Parc du Petit Prince Réouverture le 8 avril
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    Restaurant

    Le Bouchon

  • Concert au profit d'ASF le 30 mai 2017
    Concert au profit d'ASF le 30 mai 2017
  • On a marché sur la Lune
    On a marché sur la Lune

Monte-escalier pour personnes à mobilité réduite

Prévue de longue date, l’installation d’un monte-escalier pour fauteuil roulant est enfin terminée après quelques péripéties techniques …
L’appareil situé dans la cour intérieure de l’Aéro-Club facilite dorénavant l’accès aux salons pour les personnes à mobilité réduite.

Nous avons le plaisir de vous annoncer la création d’un salon de lecture à l’Aéro-Club de France.

Cet espace convivial mis à disposition des membres, permet de consulter des documents, se rencontrer avant une réunion, fixer un rendez-vous dans le cadre unique de l’AéCF…

La 52e  édition du Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace organisé par le SIAE, aura lieu au Parc des Expositions du Bourget du 19 au 25 juin 2017 et réunira de nouveau l’ensemble des acteurs de l’industrie mondiale autour des dernières innovations technologiques. Les 4 premiers jours du salon seront réservés aux professionnels suivis de 3 jours pour le Grand Public.

Informations sur le site https://www.siae.fr/

L’Assemblée Générale de l’AéCF s’est tenue le 30 mars dernier. À cette occasion, il convenait de procéder à l’élection d’une partie du Conseil d’Administration. Dix membres ont été élus ou réélus :
 

  • Madame Catherine Maunoury
  • Monsieur Patrick Gandil, représentant la DGAC
  • Monsieur Hugues Duval
  • Monsieur Gérard Feldzer
  • Monsieur Michel Tognini
  • Monsieur Hubert de Chevigny
  • Monsieur Jean-Marc Viard
  • Monsieur Dominique Hedon
  • Monsieur Jean-Claude Roumilhac
  • Monsieur Geoffroy Bouvet


A l’issue de l’Assemblée Générale, le nouveau Conseil d’Administration s’est réuni pour élire son Président : Madame Catherine Maunoury a été élue à une très grande majorité.

Une première dans l’histoire de l’Aéro-Club de France d’élire une femme, succès mérité pour une très grande championne qui saura continuer le travail de son prédécesseur, Monsieur Louis Le Portz, et porter haut et fort les valeurs de cette institution.
 

L’ouvrage de NIGEL STEVENS, un des experts de la restauration aéronautique de la Fédération RSA, vient de paraître.

Historiquement, la France est le berceau de l’aviation et nous avons reçu en héritage un patrimoine aéronautique inestimable que nous avons le devoir de préserver, restaurer, mais aussi, montrer au public. Quelle plus belle démonstration des avancées technologiques de ces époques que de monter un aéronef en vol ? Mais quelle responsabilité ! Restaurer avec les techniques d’alors, les matériaux… une phase d’étude et d’observation est donc nécessaire avant de faire les premiers gestes. Pour y parvenir, une extrême rigueur est exigée, mais aussi un encadrement documentaire et technique, mais également humain, avec l’aide de personnes expérimentées qui seront de bons conseils. Cette collection a l’objectif de les réunir.

Ce TOME I aborde les prémices de la restauration, le choix du projet, sa gestion et les moyens à réunir pour mener à bien cette tâche complexe qui requiert rigueur et passion.

Trois chapitres techniques suivent, notamment le choix précis des différents matériaux et outillages nécessaires : boulonnerie, quincaillerie (pouces ou métrique), les différents métaux et alliages, et les autres matériaux complexes. L’entoilage est détaillé, notamment dans le choix des matériaux et l’état de l’art pour sa restauration.

La Préface de Patrick GANDIL, Directeur Général de l’Aviation Civile, salue la sortie de l’ouvrage : “A ceux qui ont du plaisir à voir voler les aéronefs historiques, ce livre fera découvrir une partie du travail titanesque qui est nécessaire pour que l’on puisse admirer leurs passages dans le ciel. Pour ceux qui veulent se lancer dans ce territoire mal connu de la restauration, ce livre présente le récit d’un éclaireur. Avec cette publication on trouve là un guide. On peut lui emboîter le pas et réaliser son projet. Je suis heureux que ce livre ait vu le jour et je recommande sa lecture au plus grand nombre. »

L’ouvrage est disponible directement sur le site de la Fédération RSA (Boutique en ligne) au prix de 48 Euros, et dans les Musées aéronautiques historiques.
 

Ce livre, issu de deux années de recherches et comprenant notamment des témoignages de membres de l’ARDHAN , retrace l’histoire de l’aviation militaire et civile en Nouvelle Calédonie de 1923 à nos jours. En particulier, près de 20 pages sur les 140 relatent l’histoire de l’aéronautique navale locale (hydravions des avisos coloniaux, 9S et 25F etc…).

Rédigé par le Colonel Antoine Sadoux et illustré par le peintre de l’Air Tiennick Kérével qui a réalisé 70 aquarelles originales, le livre est vendu 35 € (bénéfices destinés à la création d’un petit musée de l’aviation calédonienne à Tontouta), édité à 1500 exemplaires (dont plus de 900 déjà vendus…).

Un stock est présent au SIRPA pour achat direct (via formulaire en ligne http://www.base186.nc), livraison gratuite en France, il est aussi disponible à la maison du livre de l’aviation à Paris.

Le dernier fascicule de la série Aérocollection de l’éditeur Cépaduès doit paraître courant janvier 2016. Il clôture ainsi une évocation des engins volants de la Première Guerre Mondiale, avec ce dernier opus intitulé “L’Aérostation de la Grande Guerre”.

Le concept éditorial s’appuie sur l’oeuvre artistique d’un illustrateur (qui pratique l’aquarelle), et sur des textes concis, pour une présentation en double page au format 30 x 15 à l’italienne. Chaque fascicule de 40 pages présente donc 19 sujets sur chaque thématique. Le format et la pagination ont à chaque fois imposé un choix de machines représentatif (plutôt qu’exhaustif), l’ensemble apportant une connaissance synthétique et globale des appareils abordés.

Ces plaquettes seront prochainement réunies dans un coffret unique, mais sont naturellement disponibles à l’unité.

Il va être incessamment possible de se procurer “L’Aérostation de la Grande Guerre” directement via le site Internet de l’éditeur en suivant le lien suivant : http://www.cepadues.com/collections/aerocollection-33.html

Aux portes de la Belgique et du Luxembourg, le Château de Martigny vous propose ses chambres d’hôtes : quatre chambres spacieuses, des salles de bain confortables et lumineuses, dans une demeure historique du XVI° siècle, corps de logis de 1813, entourés de douves en eau, un parc arboré de 5 hectares avec sources, chapelle, glacière, vivier à truites, traversé de sa rivière.

Également, une table d’hôte réputée pour ses saveurs et ses vins de qualité.
Accueil chaleureux et détendu.

Adresse : 1, rue Pierre de Chevigny
54260 Colmey
France

Contact : Valérie de Chevigny
chateaudemartigny@gmail.com
06 84 10 10 08 / international + 33 6 84 10 10 08
Site

Le Parc du Petit Prince, inspiré de l’oeuvre de Saint-Saint-Exupéry est le 1er parc aérien au monde. Il est situé à Ungersheim en Alsace à 15 km de la gare TGV de Mulhouse et 35 km de Colmar.

Le parc vous propose au travers de ses 4 univers “VOLER – LES ANIMAUX – VOYAGER – LES JARDINS” une trentaine d’attractions telles que les ballons captifs, l’Aérobar ou le film “Le Petit Prince” en 3D et 3 nouvelles attractions en 2017 !

SITE

Réouverture depuis le 15 octobre 2014 du restaurant de l’Aéroport de Toussus le Noble, anciennement “L’Assiette” et dorénavant “Le Bouchon”.

Cuisine traditionnelle 100% maison
Menus à partir de 14€
Menus à la carte à 17€ et 21€
Menu “petit aviateur” à 10€

Ouverture du Lundi au Samedi de 9h à 16h30 – Possibilité de privatiser le soir et le dimanche

Le Bouchon
bat 1 Aéroport de Toussus le Noble 78117
Tel : 01.30.21.11.73 – E-mail : lebouchon.toussus@gmail.com
 

Aviation Sans Frontières a le plaisir de vous convier au concert qu’elle organise le 30 Mai 2017 à 20H30 porté par le prestigieux orchestre à cordes de la Garde Républicaine et dirigé par le Lieutenant-Colonel Sébastien BILLARD.

Joué dans le cadre unique de l’Église Saint Eustache, la programmation s’articulera autour de 4 moments forts du répertoire classique :

  • Concerto brandebourgeois n°3 en Sol Majeur de Jean-Sébastien Bach
  • Sérénade en Mi Mineur d'Edward Elgar
  • Adagio de Samuel barber
  • Sérénade en Ut Majeur de Piotr Ilitch Tchaïkovski

Les bénéfices seront reversés à notre mission d’Accompagnements d’Enfants Malades.

Prix de la place : 20 € tarif adulte
15 € pour les moins de 26 ans
Placement libre

Informations pratiques :
Église Saint-Eustache, 146 rue Rambuteau, 75001 Paris.

  • Métro : Les Halles
  • RER : Châtelet - Les Halles
  • Parking : Forum des Halles, 75001 Paris

Retrouvez plus d’informations sur notre site Internet.
Pour toutes informations complémentaires : 01 49 75 74 37 ou concert@asf-fr.org

Roland Lehoucq, astrophysicien et passionné de science-fiction, propose de vulgariser la science sans renoncer à la rigueur scientifique.

On a marché sur la Lune est sorti en 1950: ce n’est que dix-neuf ans plus tard que l’exploit fut réalisé.
 


L’alunissage : les vérités fictionnelles et scientifiques

La fusée rouge et blanche d’Hergé a aluni au milieu du cirque Hipparque, un des plus grands cratères lunaires. Le paysage est désertique, le ciel noir est rempli d’étoiles et la Terre brille au-dessus de l’horizon. La chaîne de montagnes visible au loin est sans doute la muraille du cirque, qui s’élève à près de 1.200 mètres au-dessus du fond. La fusée s’est posée entre deux petits cratères, au voisinage d’un escarpement rocheux qu’on aperçoit au premier plan. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le lieu choisi pour l’alunissage n’était pas particulièrement facile. Pour la mission Apollo 11, la Nasa avait recherché un terrain aussi peu accidenté que possible, cartographié en détail par les sondes Lunar Orbiter lancées entre 1966 et 1967.

Nous sommes au moment du premier quartier lunaire. C’était en effet la phase que présentait la Lune au moment du départ, et le vol Terre-Lune n’a pas duré plus de quatre heures. Le cirque Hipparque étant situé au plein centre de la face visible de la Lune, il se trouve donc juste sur le terminateur, la limite entre l’ombre et la lumière. Cette situation correspond au début du jour lunaire. Le Soleil est bas sur l’horizon, les ombres sont longues.

À noter que les visiteurs voient le Soleil plus brillant et plus blanc que depuis la Terre où l’atmosphère, qui diffuse efficacement la composante bleue de la lumière solaire, donne au ciel sa couleur mais « jaunit » le Soleil.

Par ailleurs, le rayonnement ultraviolet qu’il émet parvient sans encombre jusqu’au sol alors que, sur Terre, il est bloqué presque entièrement par la couche d’ozone. L’étude de la lumière ultraviolette qui est émise par le Soleil est donc possible depuis la Lune et fait bien sûr partie du programme de travail prévu par le personnage de Tournesol. Pour se protéger de cet intense rayonnement ultraviolet, les visières des casques des promeneurs lunaires doivent absolument être traitées pour protéger leurs yeux. Ainsi, celles des astronautes des missions Apollo étaient recouvertes d’une fine feuille d’or.

Cirque Hipparque Nasa

Les paysages lunaires d’Hergé face aux réalités physiques

Les paysages lunaires d’Hergé face aux réalités physiques

Les représentations du paysage lunaire de la BD se trouvent faussées si l’on prend en compte les réalités de l’astronomie.

Apparence de la Terre

L’alunissage de la fusée de Tintin intervient au début du jour lunaire. Le Soleil est bas sur l’horizon. Le paysage lunaire est donc éclairé par un Soleil en train de se lever, encore bas sur l’horizon est. La Terre est visible dans le ciel. Est-il normal de la trouver à cet endroit ?

Vue depuis la Lune, la Terre occupe une position quasiment fixe dans le ciel (en raison de la rotation synchrone de la Lune). Cette position dépend bien sûr de la position de l’observateur lunaire.

Quelle est donc la position de la Terre dans le ciel du cirque Hipparque ?
Comme celui-ci est situé à proximité du centre de la face visible, la Terre se trouve au voisinage du zénith. Elle ne devrait pas être visible sur l’image qui nous est montrée ! De plus, vue de la Lune, la Terre présente aussi des phases. Au premier quartier lunaire doit correspondre une demi-Terre, alors que l’image de la BD propose une Terre qui est représentée pleine.

Premier pas sur la Lune, grâce à la mission Apollo 11. Nasa

Un spectacle de «désolation» pour Tintin et Aldrin Une fois que la porte extérieure de la fusée a été ouverte, Tintin est saisi par le « spectacle hallucinant » qui s’offre à sa vue. Pour le décrire, il le compare à un « paysage mort, effrayant de désolation ». Il est étonnant de constater que Buzz Aldrin, le deuxième astronaute ayant marché sur la Lune, employa l’expression « magnificent desolation » (« désolation magnifique ») pour décrire le spectacle qui s’offrait à lui.
Tintin est aussi frappé par la noirceur du ciel, rempli de milliers d’étoiles qui ne scintillent pas. Hergé a raison. Sur Terre, le bleu du ciel et le scintillement des étoiles sont des conséquences de la présence d’une atmosphère. Celle-ci est constamment animée de mouvements turbulents dans lesquels se mélangent des masses d’air chaud et froid de densités différentes. La propagation de la lumière est affectée par ces variations de densité, produisant ainsi de petites déflexions qui l’écartent d’une trajectoire parfaitement rectiligne. Ce sont ces légers changements de direction, fluctuant au gré des mouvements de l’atmosphère, qui provoquent le scintillement.

Si Tintin regrette ce scintillement des étoiles, qui « […] de la Terre nous les fait paraître si vivantes ! », il faut bien avouer que celui-ci est le cauchemar des astronomes. En effet, le scintillement brouille les images et interdit d’accéder aux détails les plus fins des objets célestes.

Les premiers pas sur la Lune : Tintin et Neil Armstrong
Que faire quand, pour la première fois dans l’Histoire de l’Humanité, on débarque sur la Lune ? Le professeur Tournesol et les responsables de la Nasa se sont posé la question.

 


Quel temps consacrer à l’émotion, aux paroles historiques, aux symboles, à la science, au tourisme ? La situation de Tintin et de ses amis, qui passent deux semaines sur la Lune, est cependant très différente de celle de Neil Armstrong et de Buzz Aldrin, qui ont bénéficié de seulement deux heures de marche lunaire.

L’installation d’équipements

Les premiers équipements mis en place par Tournesol sont des instruments d’optique et des caméras. En installant un observatoire sur la Lune, le professeur compte manifestement profiter des conditions favorables à l’observation astronomique en l’absence d’une atmosphère. La possibilité de créer un observatoire lunaire a été effectivement envisagée. C’est plutôt sur la face cachée que les télescopes devaient être placés afin d’éviter la présence gênante de la Terre dans le ciel (le clair de Terre lunaire est cinquante fois plus brillant que notre clair de Lune).

Ce serait aussi l’endroit idéal pour placer des radiotélescopes qui seraient ainsi isolés du « bruit » des ondes électromagnétiques émises par les activités humaines.

 


La priorité : collecter des roches lunaires

Les activités menées sur la Lune du 3 au 6 juin sont décrites dans le journal de bord de Tournesol. Il est étonnant qu’à aucun moment ne soit mentionnée la collecte de roches lunaires. Car le retour sur Terre de ces échantillons était une priorité absolue des missions Apollo. Glisser quelques fragments de roche dans l’une des poches de sa combinaison fut d’ailleurs la première chose que fit Armstrong, ses pieds à peine posés sur le sol lunaire. Il fallait être sûr d’avoir réalisé cette tâche prioritaire en cas de départ précipité ; ce n’est qu’ensuite qu’il a déployé l’antenne de communication. Finalement, Armstrong et Aldrin ont rapporté 21 kilogrammes d’échantillons.

Les observations astronomiques

Après l’installation du matériel, la journée du 4 est consacrée aux observations astronomiques. Le télescope est pointé vers les planètes les plus proches, écrit Tournesol. Ce ne serait sans doute pas la priorité d’un astronome. En revanche, l’étude des rayons cosmiques paraît nettement plus intéressante. Il s’agit de particules de haute énergie, principalement des protons et des électrons, qui arrosent la Terre en permanence mais dont la détection au sol est difficile pour deux raisons. D’abord, le champ magnétique terrestre piège les particules dont l’énergie est trop faible. Ensuite, lorsqu’une particule atteint les couches supérieures de l’atmosphère, elle interagit avec les régions traversées, créant des particules secondaires. Celles-ci peuvent à leur tour interagir avec le milieu, ce qui produit une cascade de particules résultantes.

L’énergie d’une particule cosmique se trouve ainsi dissipée dans l’atmosphère et répartie dans les nombreuses particules atteignant finalement le sol. Sur la Lune, l’absence d’atmosphère et de champ magnétique permet d’observer directement les rayons cosmiques. Ils sont même à l’origine d’éclairs lumineux que les astronautes des missions lunaires observèrent directement à l’intérieur de leurs yeux !

La mesure de la constante des radiations solaires et la détermination des limites du spectre solaire dans l’ultraviolet tirent aussi profit de l’absence d’atmosphère sur la Lune. La constante des radiations solaires ou, plus brièvement, la « constante solaire », correspond à la puissance reçue du Soleil par un mètre carré de surface terrestre. Sur Terre, l’ultraviolet est en grande partie arrêté par la couche d’ozone et l’infrarouge par les molécules d’eau et de gaz carbonique. Il faut alors effectuer diverses corrections pour estimer la constante à partir d’une mesure terrestre. Sur la Lune, l’absence d’atmosphère évite toutes ces difficultés, et la constante solaire peut être obtenue de façon précise : elle vaut en moyenne 1.340 watts par mètre carré. En moyenne seulement car, en réalité, elle n’est pas constante : elle dépend bien sûr de la distance entre la Terre et le Soleil, qui change légèrement au cours de l’année, l’orbite de la Terre n’étant pas un cercle mais une ellipse. Du coup, la « constante solaire » varie d’à peu près 3,4 % d’un extrême à l’autre.

De la glace sur la Lune ?

L’exploration audacieuse d’une grotte lunaire par Tintin et Haddock est certainement l’un des hauts faits de la mission, car ils y découvrent des stalactites, des stalagmites et de la glace ! Est-ce bien raisonnable ?

 


Comme l’explique le professeur Tournesol, il n’y a pas une goutte d’eau liquide sur la Lune et la présence de concrétions calcaires est donc bien improbable…

Quant à la glace, c’est une autre affaire ! S’il n’y a pas d’eau liquide sur la Lune, c’est qu’elle ne pourrait y rester bien longtemps. En effet, quand la pression diminue, la température d’ébullition diminue elle aussi. En l’absence d’atmosphère, la pression à la surface de la Lune est quasiment nulle et la chaleur du jour solaire est largement suffisante pour évaporer la moindre flaque d’eau liquide en un rien de temps.

Exposée au Soleil, la glace subirait le même sort. En revanche, dans des régions abritées de la lumière solaire, comme une grotte, elle pourrait subsister un peu plus longtemps. La température y est quasiment constante, cette stabilité étant la conséquence de l’inertie thermique et de l’isolation des roches. Dans une cavité lunaire, la température atteindrait – 18 °C. Mais même à cette température la glace se sublime très vite dans le vide : les couches de glace qui ont été découvertes par Tintin auraient dû disparaître en quelques dizaines d’années.

Clémentine détecte des indices de glace !

La cause semblait entendue quand, en 1994, la sonde américaine Clementine détecta des indices de la présence de glace dans les régions polaires. Cette observation surprenante pouvait cependant s’expliquer car, dans les régions polaires de la Lune, le Soleil est toujours très bas sur l’horizon. Une muraille de cratère, même peu élevée, peut alors maintenir une zone étendue dans une ombre permanente. La température s’abaisse en dessous de – 200 °C et la glace peut subsister plusieurs milliards d’années avant de se sublimer.

Les observations de Clementine furent cependant contestées. Quatre ans plus tard, la sonde Lunar Prospector détecta de grandes quantités d’hydrogène autour des pôles. Si cet hydrogène est effectivement associé à de l’oxygène dans des molécules d’eau (ce qui semble probable), la masse de glace mêlée au sol pourrait atteindre plusieurs centaines de millions de tonnes. Pour tenter de confirmer cette idée de manière définitive, les responsables de Lunar Prospector se sont livrés à une expérience très spectaculaire. Au terme de la mission, ils ont précipité la sonde sur le cratère Mawson, proche du pôle lunaire sud, en espérant pouvoir détecter, depuis la Terre, la vapeur d’eau vaporisée par l’impact. Ils n’y parvinrent pas. Cela dit, la mesure était si difficile que la présence de glace sur la Lune n’a pas pour autant été remise en cause.

D’où peut-elle bien venir ? Sans doute des comètes ! Ces « boules de neige sale » proviennent des confins du Système solaire mais peuvent, dans certains cas, s’approcher du Soleil. Ce sont les impacts de comètes sur la Lune – événements pourtant très rares – qui expliqueraient les observations effectuées aux deux pôles lunaires. Bien sûr, sous la violence du choc, la comète est dans un premier temps volatilisée, mais dans les régions polaires très froides la vapeur d’eau pourrait reformer de la glace en se recondensant. Hergé avait donc (à moitié) raison : il y a bien de la glace sur la Lune, même s’il n’y a jamais eu d’eau liquide !

Bibliographie de l’auteur Roland Lehoucq

 

  • Le grand récit de l’univers, éditions Le Pommier
  • Les constantes fondamentales, Belin
  • Qu’est-ce que la matière ?, éditions Le Pommier
  • Le Soleil, notre étoile, éditions Le Pommier
  • L’univers a-t-il une forme ?, Flammarion
  • Mais où est le temple du Soleil ? Enquête scientifique au pays d’Hergé, Flammarion
  • D’où viennent les pouvoirs de Superman ? Physique ordinaire d’un super-héros, EDP Sciences
  • SF: la science mène l’enquête, Le Pommier 2007
  • Faire de la physique avec Star Wars, éditions Le Pommier, collection Collège de la Cité, octobre 2005
  • La lumière à la loupe, éditions Le Pommier, collection les Mini-Pommes, septembre 2005
  • Les lois du monde, Notre environnement expliqué par la physique, écrit en collaboration avec J-M. Courty et E. Kierlik, éditions Belin, 2003
  • La force, écrit en collaboration avec M. Lévy, EDP Sciences 2003