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Robert Boname

par Jean-Michel Amirault Président d’honneur de la Commission Histoire, Arts et Lettres de l’AéCF
Evoquer une vie et une carrière comme celles de Robert Boname est un singulier et riche exercice ; il déploie sur trois quarts de siècle une fantastique aventure de l’aviation.
Il était non seulement l’un des membres les plus anciens de l’Aéro-Club de France, mais il en fut, en des temps difficiles, le promoteur avisé d’un bord à l’autre de l’Atlantique.
Né en 1906 à Seloncourt (en Franche Comté une province qui conjugue, avec constance, imagination et sens de l’effort). Diplômé de l’Ecole Centrale (promotion 1930), il complète sa formation par un long stage aux Etats-Unis chez un constructeur d’avions légers qui dispose d’une soufflerie pour maquette ; il participe à l’effort de recherches qui va déboucher sur une véritable révolution technique et l’expansion du transport aérien à travers le monde. A partir de 1935, 13 000 DC3 seront construits.
Le souci de Robert Boname est alors d’informer les autorités et les constructeurs aéronautiques français des progrès réalisés Outre Atlantique. Son Rapport de 1934 fait date : il est poliment entendu mais peu écouté même au sein de l’entreprise Breguet.
A la notion industrielle de série retenue par les Américains et les Anglais, on oppose celle de prototypes multiples et constamment perfectibles, construits en quelques exemplaires, politique qui se révèle onéreuse et bientôt défaillante.
C’est la société Lioré Olivier, chargée de construire un bombardier à long rayon d’action qui réserve à Robert Boname le meilleur accueil : on lui demande de construire une soufflerie où incorporer la plupart des innovations techniques retenues Outre Atlantique. C’est sur ces bases que seront conçus les bombardiers » Lioré 45 » et les hydravions » Lioré » destinés à la Marine Nationale et à Air France. Sont également essayées des maquettes dotées de moteurs électriques apparus sur le marché allemand.
Au cours de la même période, le Sénateur Amaury de la Grange Président de l’Aéro-Club de France et son ami Louis Couhé Directeur de l’Aviation Civile, demandent à Robert Boname de constituer un comité des meilleurs ingénieurs et techniciens afin de jeter les bases d’un hydravion transatlantique. Le rapport établi sous l’égide de l’Aéro-Club de France est remis au Ministère au printemps 1934 ; il prévoit la construction d’un hydravion de 40 tonnes, d’un rayon d’action de 6 000 km pouvant transporter une vingtaine de passagers. Le rapport recommande le trajet Brest New York avec escale aux Bermudes, l’établissement d’une base à St Pierre et Miquelon, et la présence d’un bateau de station météorologique au Sud de cette île. En fait, un seul appareil, le » CAMS 161 « , sera commandé à Potez.
En 1937, Robert Boname devient responsable de la Société Air France Transatlantique et doit assurer la mise au point de l’hydravion Latécoère 521 » Lieutenant de vaisseau Paris « . Sa construction entreprise en 1930, sans clients ni secteur d’utilisation bien déterminé, l’appareil offre des possibilités mal connues. Avec un équipage d’élite commandé par H. Guillaumet, de nombreux vols d’essai seront nécessaires pour apporter maintes modifications et pouvoir engager l’appareil sur l’Atlantique avec une sécurité suffisante. Finalement, l’équipage effectuera six allers-retours entre la France et les Etats Unis, sans incident.
A la veille de la guerre Robert Boname fait équiper trois avions quadrimoteur Farman, deux de ces appareils munis d’une cabine étanche et d’un dispositif de ravitaillement en vol étaient prêts à assurer les liaisons postales entre les deux continents. En 1939, l’un de ces Farman participa à la recherche du croiseur, allemand » Graff Spee » au large des côtes du Brésil. Le même appareil sous les ordres du Commandant Daillière bombarde, à partir de Bordeaux, des centres industriels allemands et même, une fois, Berlin. En 1940, au lendemain de l’Armistice, Robert Boname continue à suivre la construction d’hydravions destinés à l’Atlantique et en 1941, il est envoyé aux Etats Unis pour y suivre le développement des vols transatlantiques ; il participe à l’exploitation d’une compagnie américaine, chargé du transport de personnel militaire vers l’Angleterre et l’Afrique du Nord.
En 1943, il rejoint la Mission de l’Air française à Washington; promu Commandant, il contribue, en liaison avec le Colonel de Marinier, à la création du » Réseau des Lignes Aériennes Françaises « .
En 1945, la France amorce une reprise de la construction aéronautique que Robert Boname juge malencontreuse, notamment en décidant de poursuivre la construction d’hydravions alors que la guerre a démontré la viabilité et la supériorité d’avions terrestres pressurisés. Lors d’une entrevue avec le Ministre de l’Air de l’époque, Charles Tillon lui sait gré de cette information mais, pour des raisons politiques, il entend donner rapidement du travail aux constructions engagées avant guerre ; de fait, il passe commande de dix Latécoère 631 qui allaient connaître une série de tragiques accidents. Air France d’abord favorable à l’hydravion modifiera rapidement sa position en achetant des DC4 et des Constellations. Reprenant contact avec A. de la Grange, ce dernier fait part à Robert Boname d’un projet d’envoi de jeunes stagiaires français aux Etats Unis, afin de les initier aux méthodes de travail de l’industrie américaine. Il le nomme représentant de l’Aéro Club de France aux Etats Unis et le charge d’établir un réseau d’entreprises avec lesquelles le projet sera réalisé.
En 1947, Robert Boname fonde sa propre société qui devient aux Etats Unis l’antenne technique d’approvisionnement des Transporteurs Aériens Privés (UAT, TAI, Air Algérie, Air Maroc, Air Liban).
Ayant pris sa retraite en France en 1975, Robert Boname conserve une activité de représentation et intervient comme conseiller dans le domaine des travaux aériens, notamment ceux de la lutte contre les feux de forêt.
Très attaché à l’Aéro-Club de France, il en suit les diverses activités et le manifeste en honorant d’un Prix substantiel les lauréats de l’an 2000 (Bertrand Picard et Marius Roche). Résidant alternativement en Nouvelle Angleterre et à Cagnes s/Mer, Robert Boname a gardé un vif et plaisant souvenir de sa province natale que nous avons visité ensemble il y a trois ans.
La brève évocation de ce parcours exceptionnel témoigne du rôle de Robert Boname dans l’histoire de l’Aéro-Club de France et de la tristesse que nous cause sa disparition. Jean-Michel Amirault.

Elisabeth Boselli

Huit brevets de pilotes, huit records du monde …. Elisabeth Boselli est une de nos plus grandes aviatrices…. Très attachée à l’Aéro-Club de France, elle en était membre depuis 1948.
Diplômée de l’Institut des Sciences Politiques, Elisabeth Boselli passe son brevet de tourisme en 1938. C’est la guerre qui va briser l’élan de beaucoup des jeunes femmes pilotes de cette époque, certaines deviendront infirmières au sein des IPSA (Infirmières Pilotes Sanitaires de l’Air).
En 1944, engagée volontaire avec le grade de sous-lieutenant, elle est admise dans l’Armée de l’Air et est brevetée l’année suivante pilote militaire. Le ministre de l’Air, Charles Tillon avait pris l’initiative de la création d’un corps de pilotes militaires féminin et sélectionné des aviatrices confirmées. Des noms comme: Maryse Bastié, Maryse Hiltz, Elisabeth Lion, Yvonne Jourjon, Andrée Dupeyron, Suzanne Melk, Anne Marie Imbrecq qui seront les élues avec quelques autres. Elisabeth sera une des deux femmes a voler sur l’avion de chasse Dewoitine 520.
Cette initiative sera hélas interrompue puisqu’il faudra à l’Association Française des Femmes Pilotes, fondée en 1974, forcer l’ouverture de l’ENAC (Ecole Nationale de l’Aviation Civile) aux femmes et se manifester à nouveau auprès des ministères pour que l’armée de l’Air et en particulier la Chasse soit ouverte aux femmes en 2000.
Elisabeth Boselli obtient le brevet de transport public et bat le record du monde féminin d’altitude sur planeur.
Il faut rappeler ses qualités de coeur :en 1948, Elisabeth s’est rendue dans les sanatoriums du plateau d’Assy, en Haute-Savoie, pour s’informer des besoins des officiers, sous-officiers et soldats de l’armée de l’Air soignés pour des tuberculoses contractées dans les camps de prisonniers…
Ensuite, elle accumulera les records lorsque en 1953, elle est qualifiée sur réacteur à l’école de chasse de Meknès.
En 1955, sur Mistral, elle bat le record féminin de vitesse sur 1000 km a 746 km/h puis le record du monde en circuit fermé soit 1840 km puis le record en ligne droite Creil Agadir soit 2331 km en 3h30.
En Algérie, elle accomplit plus de 900 heures de vol soit 335 missions au cours de fatigantes, dangereuses et pénibles opérations d’évacuations militaires. Passionnée de vol, elle possédait une maîtrise du pilotage exceptionnelle et reste un témoin des grands moments de l’Aéronautique dont elle possède une connaissance remarquable Il y quelques années, elle pratiquait encore le vol à voile et a toujours été une sportive accomplie. Officier de la Légion d’honneur et décorée de la Croix de la Valeur Militaire.
Par Martine Tujague

 

Anne-Marie Imbrecq

1ère femme Pilote Militaire (en même temps que 3 autres) – Ex Parachutiste Militaire et résistante, elle était membre à vie de l’Aéro-Club de France depuis 1937.

Engagée en septembre 1939, toujours volontaire pour des missions ou campagnes de premier plan, elle fut envoyée en Scandinavie en 1940, revint en France en mai, puis envoyée à Alger afin de fonder un service pour l’aviation en Afrique du Nord. En novembre 1942, surprise par l’occupation de l’ennemi en Tunisie, elle s’évade et s’engage dans le Corps Franc d’Afrique et participe avec une Jeep sanitaire à toutes les opérations. « Affichant sans cesse un réel mépris du danger, elle effectua de nombreuses évacuations de blessés, souvent au péril de sa vie, et. fit l’admiration de tous par son calme et son sang-froid ». Elle a participé à la campagne de Corse et reçu un témoignage de satisfaction du Président de la Croix-Rouge Française.

Le préfet du Loir et Cher, adressant ses félicitations lors de sa nomination dans l’ordre de la Légion d’Honneur ajoute : « Fille aînée de Maître J. Imbrecq, ancien membre du Conseil de l’Ordre des Avocats à la Cour d’Appel de Paris, président honoraire de la Société Amicale du Loir et Cher à Paris, maire honoraire de Marcilly-en-Gault, président de la Commission Juridique de l’Aéro-Club de France, Légion d’Honneur et Croix de guerre 14 18, Anne Marie Imbrecq tient de son père toutes ses qualités de bravoure et de dévouement à son pays qui étaient une de ses caractéristiques. Prodigieusement douée, faisant partie de ces êtres d’élite pour lesquels tout paraît facile, elle étonna son entourage et fit toujours preuve d’une énergie peu commune, sans cesse déployée au profit de la cause française. Elle représente un élément féminin de choix, digne d’être citée en exemple. »

Chevalier de la Légion d’honneur. Titulaire de la Croix de guerre, de la Médaille de la Résistance, de la Reconnaissance Française, de la Médaille des F.F.L., Officier des Forces Féminines de Terre puis de l’Air, seule Française titulaire des 2 brevets militaires de parachutiste et de pilote, fondatrice de la 1ère promotion de femmes pilotes, major de la Croix-Rouge Française et diplômée d’Etat, recordwoman de vol sans moteur en A.F.N

Pierre Clostermann

Au cœur de la cour d’honneur, le cercueil repose. Sous les trois couleurs qui le recouvrent, les yeux fermés, face au ciel de Paris, qu’il aura survolé comme une hirondelle annonce le Printemps lors des jours sombres de l’occupation, Pierre Clostermann gît.
À l’ombre de Saint-Louis des Invalides, les Compagnons de la Libération se sont réunis pour rendre hommage à l’un des leurs. La dernière citation de guerre, qu’il reçut en mai 1945, résume mieux que tout celui qui devint l’as des as des ailes françaises : «Termine cette prestigieuse campagne âgé de 24 ans, en totalisant plus de 2000 heures de vol dont près de 600 de vol de guerre, après avoir remporté 33 victoires aériennes, ce qui lui donne le titre de premier chasseur de France.» Pierre Clostermann était entré dans la légende de son vivant. Sa mort nous aura juste surpris : «les légendes ne sont-elles pas immortelles ?»
Fils unique, durant toute la guerre, le jeune Pierre note soigneusement chaque soir sur les gros carnets d’ordonnance de la RAF, observations, joies, peines, colères, espoirs, afin que ses parents, Français libres eux aussi, vivant à 10 000 kilomètres de lui, connaissent un jour son sort, dans le cas probable où il ne reviendrait pas d’une mission. Cela donnera matière à un livre légendaire » Le grand cirque « , qui fit rêver tant de générations de lecteurs. De cet opus imprimé à la Libération sur papier de rationnement, William Faulkner déclara qu’il était » le seul grand livre issu de la guerre « . Ce grand écrivain, pêcheur émérite, ami d’Ernest Hemingway, à côté de ses livres célestes, publiera trois ouvrages réputés sur l’univers de la pêche au gros. Mais n’était-il pas arrivé dans la RAF ses cannes à pêche à la main ?
Le pilote du » Grand Charles » multipliait les titres de gloire. Elu député de l’Alsace lors des élections de 1946, entrepreneur à succès, aviateur le plus décoré, titulaire de la grande médaille de l’Aéro-Club de France, il n’attachait d’importance qu’à sa qualité de membre du dernier ordre de chevalerie existant, celui fondé le 16 novembre 1940 à Brazzaville par le Général de Gaulle. » Nous vous reconnaissons comme notre compagnon pour la Libération de la France, dans l’honneur et par la victoire. » Clostermann connaissait par cœur la formule sacramentelle par laquelle le Général avait fait de lui le dernier reçu de l’exigeante compagnie. C’est d’ailleurs par ce seul titre qu’il signa l’appel que j’avais rédigé sur ses conseils et ceux de Germaine Tillion en faveur de la création d’un Service civique obligatoire.
Combien sont-ils encore vivant des 1061 preux adoubés par le » Connétable » pour que ressuscite la patrie des droits de l’homme et de Jeanne d’Arc ? Cent peut-être ? Une pierre dans la crypte des martyrs de la France libre et de la Résistance du mont Valérien accueillera le dernier de l’ordre dont les funérailles signeront son extinction. De Gaulle et l’idée qu’il se faisait de la France ordonna l’existence de Clostermann. Il démissionnera instantanément de son mandat de député à l’annonce du départ de l’Elysée du Général. » Tout ne sera plus que mascarade, reniements, petits arrangements de gens sans vertus, n’ayant d’autres ambitions que de faire durer « .
Le ciel, Pierre y croyait. A la sortie de la guerre, il avait connu une expérience mystique en méditant, solitaire, devant le Saint suaire de Turin. Lui qui fut feu follet, comme tant de Français libres, terminait son séjour ici-bas dans l’immobilité de l’âge au pied des Pyrénées. En compagnie de Jacqueline, sa passion de toujours, le croisé à la Croix de Lorraine se préparait à la paix de l’amour éternel. Au Paradis des aviateurs, il a rejoint les Mouchotte, Remlinger, Andrieux, Martell, et tous les autres célèbres ou anonymes qui l’ont précédé. Comme l’aurait dit Churchill : » Ce fut sa plus belle heure « . La Marche funèbre résonne sous les arcades. Les pelotons présentent les armes à ceux qui furent condamnés hier comme déserteurs. Des touristes se recueillent. Les nuages dans une ultime fantasia encerclent le dôme d’or voulu par Louvois. Les drapeaux, fatigués par tant d’émotion, s’inclinent. Les tambours roulent. La garde ferme le ban. Adieu Compagnon.
Par Max Armanet

 

Bernard Lamy

Lamy de toujours,
Encore une étoile filante qui s’en va
Que de souvenirs en commun !
Les tours de France en ULM, les meetings, les courses, les records …
Et bien sûr, l’Aéro-Club qui était un peu sa famille
Passionné jusqu’au bout des ongles
Admiratif des exploits, du plus petit au plus grand.
Toujours présent, t’amenant sous son aile
La 1ère traversée de la Manche en ULM
Le record avec Alain Souchon
L’Atlantique en ballon à pédales lorsqu’il me sortait les statistiques de vent
Et les rigolades où l’on refaisait le monde avec nos collègues de la FAI : Turquie, Brésil, Slovénie, France, Finlande, Suisse …
Les fellows ont perdu un des leurs, un monument
Ton père était un peu le mien quelque part
Des clins d’œil complices pendant les CA de l’AéCF
Même lorsque je l’emmerdais par des coups de fil à minuit lorsque j’avais un doute … Il était toujours prêt à me répondre … rassurant !
Quel mec, quel pilote !
Un grand, très grand. Même si c’est dur, il n’aurait sûrement pas apprécié les larmes
Alors continuons à vivre, comme il aimait la vie, la vraie, celle qu’on vit dans le regard des autres.
Je serai avec lui, avec vous, de tout cœur pour son dernier envol.
On se voit peu car on croit qu’on a l’éternité devant nous, la vie qui passe à vitesse supersonique
nous ramène à la dure réalité : nous sommes de passage, tout comme nos vols que nous aimons tant ; on redescend toujours sur terre et on voudrait que ce soit le plus tard possible.
Il rejoindra tous ceux que j’aime profondément, les Francis Plessier, Raymond Dohet, Yves Duval, Patrick Fourticq, Christian Marty, Jean-Marc Geiser et quelques autres, nous nous reverrons à nouveau pour nous moquer de toutes vos conneries.

C’est quand même vos dernières les moins drôles …

A bientôt Lamy

Gérard Feldzer
Président d’Honneur de l’Aéro-Club de France en l’honneur d’un de ses membres à vie

Nungesser et Coli

80 ans de la disparition de Nungesser et Coli

 

Le 8 mai 2007, il y aura 80 ans que disparaissaient Charles NUNGESSER et François COLI, en tentant la première traversée de l’Atlantique de Paris à New-York.
Le 8 mai 1927, à 5h 35 du matin, l’équipage de « l’Oiseau Blanc », un Levasseur « marinisé » équipé d’un moteur Lorraine Dietrich de 450 cv, décollait du Bourget, pour tenter la première traversée de l’Atlantique de Paris à New-York !
A son bord deux êtres d’exception : Charles Nungesser, l’un des prestigieux « As des As » de la grande guerre !
En co-pilote l’excellent navigateur François Coli, pilote, venant de la Marine.
Le 9 mai au matin, un grand journal parisien titrait : « Ils ont réussi. Ils sont arrivés à New- York ! »…
Hélas, quelques heures plus tard un démenti laissait place à une très grande inquiétude sur le sort de l’équipage de « l’Oiseau Blanc »…
De vaines recherches eurent lieu, d’Etretat à l’Etat du Maine aux USA.
Quinze jours après leur décollage du Bourget, l’Américain Charles Lindberg réussissait la fabuleuse traversée de New-York au Bourget !
Quatre-vingt ans après l’énigme reste entière…
De nombreux indices et enquêtes nous font penser que Nungesser et Coli ont cependant traversé l’Atlantique. L’enquête est toujours ouverte, en grande partie grâce au dynamisme de Roland Nungesser, neveu de Charles Nungesser et Coli ont cependant traversé l’Atlantique. L’enquête est toujours ouverte, en grande partie grâce au dynamisme de Roland Nungesser, neveu de Charles Nungesser et ancien Ministre.
L’Association Nungesser et Coli a décidé, grâce aux nouveaux moyens de communication actuels d’approfondir certains indices sur cette disparition !
Pour commémorer la tentative de Nungesser et Coli, deux cérémonies auront lieu :
Le 8 mai 2007 à Valenciennes, où Charles Nungesser passa son enfance et son adolescence :
– 15h 30 au terrain d’Aviation, rassemblement à l’Aéroclub Nungesser, en présence des autorités civiles et militaires
– 16h passage d’une patrouille de Mirage 2000 de la Base de Colmar , ville jumelée avec Valenciennes suivi d’une remise de gerbes au monument à la gloire de nos aviateurs et rassemblement sur le stade Nungesser.
Le 13 mai 2007 à Etretat , dernier lieu qu’ils survolèrent avant leur traversée :
– 15h30 cérémonie devant le célèbre monument élevé en leur honneur, dépôt de gerbe, allocution.

Comité du souvenir Nungesser et Coli
Aéroclub de France

 

 

Richard Fenwick

M . Richard Fenwick, Président de l’Aéro-Club de France de 1986 à 1989, puis Président d’Honneur, est décédé dans un tragique accident aérien ce lundi 14 juillet 2008.
A la suite d’un incident technique, l’Ulm s’est abîmé en mer, au large des côtes de Port-des-Barques (Charente-Maritime).
Selon nos informations, à la suite d’une panne moteur, il aurait tenté et parfaitement réussi son amerrissage mais succombé peu après à un malaise cardiaque.
M. Richard Fenwick avait rejoint l’Aéro-Club de France en 1978. Membre à vie depuis 1987, il avait reçu la médaille de l’Aéronautique. Il avait été réélu membre du Conseil d’Administration en 2006.
Il fut la voix culte accompagnant les automobilistes chaque matin de 1990 à 2004. Depuis son hélicoptère Robinson R-22, il était l’oeil qui survolait le réseau francilien, informant de l’état du trafic en temps réel. Pilote instructeur, il dirigeait la plus ancienne société d’hélicoptères en France : Fenwick Hélicoptères. Avec plus de 14 000 heures de vol à son actif, des qualifications montagne et hydravion, il détenait 11 records du monde, dont 6 en hélicoptère. Il organisa le premier Londres – Paris en ULM. Connu pour sa grande générosité, M. Richard Fenwick avait créé en 2000 « Air Noël ». Des milliers d’enfants hospitalisés recevaient chaque année des cadeaux arrivés du ciel par hélicoptère. Le Président Jean-François Georges, l’ensemble des membres du Conseil d’Administration de l’Aéro-Club de France, rendent hommage à leur Président d’Honneur M. Richard Fenwick, au nom de tous les membres de l’Aéro-Club de France.