News-Infos :


Revenez nous voir !

  Aéroclub en favoris AéroClub en Home-Page


Partenaires Internet

 






 
Nous sommes le:

Aérodromes en danger...

Vannes


7 mai 2008
Tecknival 2006 : Le Minsitre débouté...

Le Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités Territoriales de nouveau débouté dans sa demande d'annulation du jugement du 10 mai 2007, par lequel le Tribunal Administratif de Rennes avait annulé l'arrêté du 25 juin 2006 du Préfet du Morbihan, portant réquisition du terrain de l'aéroport de Vannes-Meucon.

Chacun garde en mémoire le contentieux touchant à des questions fondamentales, qui s'est développé à propos de l'affaire du Tecknival de Vannes.
On rappelle que le 28 juin 2006, le Juge des Référés du Tribunal Administratif de Rennes suspendait l'arrêté du Préfet du Morbihan du 25 juin 2006 portant réquisition de l'aéroport de Vannes-Meucon du 26 juin au 7 juillet 2006 afin d'y accueillir les participants à un Tecknival.
Malgré cela, l'administration avait alors pris la décision de passer outre cette injonction de la justice administrative.

Le Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation avait par la suite, décidé de former un recours devant le Conseil d'Etat à l'encontre de la décision du Juge des Référés.

M. Thierry OLSON, Commissaire du Gouvernement, avait alors considéré nécessaire de devoir prendre des conclusions marquant l'importance essentielle du litige soumis au Conseil d'Etat, considérant que :
" L'Administration a consciemment, délibérément et ouvertement violé une ordonnance d'un Juge des Référés suspendant l'exécution d'une de ses décisions ".

Dans ce contexte, le Conseil d'Etat statuant au contentieux, avait alors condamné le 17 janvier 2007, le Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire a verser aux différentes associations ayant pris la responsabilité de l'action, la somme de 3.000 euros, au titre des frais de justice.

Or, le 4 juillet 2007, le Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités Territoriales, formait à nouveau un recours devant de la Cour administrative d'appel de Nantes. Monsieur Le Ministre demandait pour la troisième fois, l'annulation du jugement du 10 mai 2007, rendant nul l'arrêté préfectoral du 25 juin 2006.

Le 8 avril 2008, la Cour Administrative d'appel de Nantes a déclaré que " Considérant que si, eu égard à leur caractère provisoire, les décisions du juge des référés n'ont pas, au principal, l'autorité de la chose jugée, elles sont néanmoins [..] exécutoires ".
Les divers recours du Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités Territoriales sont donc rejetés. Monsieur Le Ministre est à nouveau condamné à verser 3.000 euros, au titre des frais de justice.

La victoire dépasse bien largement une simple décision de réquisition pour stigmatiser les atteintes aux fondamentaux de notre Démocratie.

On peut espérer que la décision prononcée par le Conseil d'Etat, de façon générale puisse faire jurisprudence pour des temps prochains.

Nous avons donc la chance de vivre dans une véritable démocratie, et cela montre qu'il est toujours nécessaire d'utiliser les moyens légaux pour arriver à nos fins.

Il est donc à noter que les aérodromes ne doivent pas être utilisés à d'autres fins que celles aéronautiques.

Communiqué de Presse - Tecknival Vannes 2006


- voir les autres communiqués sur Vannes -

Montélimar Ancône


6 décembre 2007
L'Aérodrome de Montélimar Ancône voit sa "vocation aéronautique" assurée.
le 22 octobre 2007 la municipalité de Montélimar a délibéré pour "maintenir sans limitation de durée, la vocation aéronautique de l'aérodrome de Montélimar Ancône"
Alors que de nombreux aérodromes voient leur avenir s'assombrir, le conseil municipal de Montélimar (a qui a été transféré l'aérodrome de Montélimar Ancône en février 2007) montre l'exemple en assurant la pérennité de son aérodrome par une délibération du Conseil Municipal du 22 octobre 2007.
Pierre Didier président de l'ADUSAMA (Association des usagers du site aéronautique de Montélimar Ancône) : "A l'heure de la fermeture de nombreux terrains aéronautiques, nous souhaitons que d'autres conseils municipaux à l'instar de celui de Montélimar comprennent que nos aérodromes ne sont pas que des surfaces foncières disponibles mais qu'ils participent à la vitalité d'un territoire."

Lettre de l'ADUSAMA à l'AéCF et délibérations du Conseil Municipal.pdf


St Brieuc


29 juin 2007
Un aérodrome à nouveau réquisitionné pour acueillir le teknival breton.
Ce vendredi 29 juin, le teknival 2007 aura lieu sur l'aéroport de Saint Brieuc
Après la réquisition de l'aéroport de Vannes l'année dernière, et malgré la décision du Conseil d'Etat, de nouveau un aérodrome est réquisitionné par un Préfet sans respecter les procédures nécessaires. Le Président du Conseil Général des Côtes d'Armor a porté devant le Tribunal Administratif deux plaintes. Une pour voie de fait et une autre pour non respect des procédures en reproduisant exactement la plainte concernant l'aéroport de Vannes. Cette plainte est actuellement jugée en référé, nous attendons les résultats...
Pour autant, même si nous avons de bonnes chances d'annulation de la réquisition par le Préfet, nous ne sommes pas sûr une fois de plus qu'une décision de justice soit respectée.

Nous sommes en contact direct avec le cabinet du Président du Conseil Général et nous ne manquerons pas de vous tenir informé des différentes évolutions...


Les Mureaux


30 avril 2007
Occupation illégale du terrain des Mureaux

Suite à l'envahissement dimanche soir, 29 avril, de l'aérodrome des Mureaux par les Gens du Voyage, une plainte est en cours par la DAC Nord pour entrave à la circulation.
L'Aéro-Club de France et les différentes associations aéronautiques agiront de concert avec la DGAC et la Préfecture des Yvelines pour rétablir l'activité du terrain dans les meilleures conditions possibles.


Angoulême

29 août 2006
L'aéroport d''Angoulême réquisitionné pour une Rave-party

Les aéroports français: bunkers sécurisés pour le passager ou terrains de jeu ouverts aux raveurs?

A l'heure où tous les aéroports du monde imposent des mesures de sûreté draconiennes au passager aérien, l'Etat « détourne » l'aéroport d''Angoulême pour y organiser une rave-party.

Après l'aérodrome de Vannes, au mois de Juillet, les 30 000 « teufeurs » du « RAVE TOUR 06 » s'apprêtent à envahir l'aéroport d''Angoulême les 2 et 3 septembre prochains, ... avec la bénédiction de l'Etat, devenu organisateur de spectacle « de fait », ignorant des mesures de sûreté du plan VIGIPIRATE qu'il impose pourtant avec zèle aux usagers des aéroports.

Imaginez le communiqué suivant : « l'aéroport de Roissy sera fermé ce week end pour accueillir un technival paneuropéen qui attirera plus de 450 000 « teufeurs » venus des quatre coins de l'Europe ». Fiction ? Aujourd'hui peut être, demain, ce scénario sera une réalité si les organisations représentatives du secteur aérien français se laissent faire sans rappeler l'Etat à plus de raison.

L'Aéroclub de France, l'Union Française de l'Hélicoptère (UFH), la Fédération Nationale de l'Aviation Marchande (FNAM), l'AOPA France (Aircraft Owners and Pilot Association France), et l'EBAA France (European Business Aircraft Association France), se déclarent :
- POUR le droit à la musique, POUR la liberté de réunion des « raveurs» (hors de la tutelle « bienveillante » de l'Etat), POUR le choix d''un lieu approprié
- CONTRE la décision de parquer les « musiciens » dans notre aéroport, CONTRE les méthodes autoritaires de l'Etat qui agit en cachette en mettant les usagers devant le fait accompli... alors que d''autres solutions viables sont possibles (les terrains militaires désaffectés ne manquent pas).

Qu'est ce qu'un aéroport ? Petit rappel pédagogique :
- un aéroport ce sont des installations sensibles pour assurer aussi bien la SECURITE des vols (navigation aérienne) que la SURETE des passagers. Leur remise en état (après les inévitables dégradations qu'une telle manifestation ne manquera pas de provoquer) sera coûteuse pour tous.
- un aéroport c'est un maillon essentiel de la vie régionale qui induit de nombreux emplois.

En juillet 2006, l'Etat était passé outre une décision du tribunal administratif de Rennes qui interdisait la tenue d''une rave party sur l'aéroport de Vannes. 15 jours après l'occupation du terrain par plus de 30 000 « festivaliers », les pistes et les équipements de sécurité des vols n'étaient toujours pas remis en état. Le droit étant du côté des organisations représentatives du secteur aérien, ces dernières saisissent à nouveau la justice : l'Etat s'expose à une nouvelle condamnation en persistant à réquisitionner l'aérodrome d''Angoulème.

L'Etat fait son choix : il préfère céder aux sirènes des paillettes en s'inventant une nouvelle mission, celle d''organisateur de spectacles. L'Etat fait son choix : il préfère courir le risque de se mettre dans l'illégalité en ignorant une décision de la justice administrative dont il devrait être le premier garant. L'Etat fait son choix : il préfère la facilité en s'interdisant d''étudier d''autres solutions raisonnables et acceptables par tous. L'Etat fait son choix : il prend parti en créant une opposition absurde « teufeurs contre aviateurs », rivalité d''autant plus artificielle que le monde aéronautique est très attaché, lui aussi, au maintien d''espaces de libertés.

Les organisations représentatives du secteur aérien ont toujours demandé à leurs membres d''adopter un comportement exemplaire, respectueux des nombreux règlements et obligations de sûreté que lui impose l'aviation civile. Elles continueront à le faire. Néanmoins, elles ne s'interdisent pas de démontrer leur capacité à organiser, en toute LEGALITE, une manifestation d''envergure pour que l'Etat cesse de considérer l'aéroport de Vannes hier, l'aéroport d''Angoulême aujourd'hui, et les 189 autres plates formes aéroportuaires françaises demain, comme des terrains de jeu.

Retrouvez ci-dessous le recours devant le tribunal administratif de Poitiers déposé par Maître SERGE CONTI, Avocat à la Cour d''Appel de PARIS.
l'audiencement devant le Tribunal Administratif de POITIERS aura lieu le vendredi 1er septembre 2006 à 9 h 30


procedure_en_recours_pour_exces_de_pouvoir.pdf

Arcachon


13 juillet 2006
Occupation illégale du terrain d'aviation d'Arcachon, suite...

Grâce aux actions conjuguées de la Communauté d''Agglomération du Bassin d''Arcachon et de toutes les instances aéronautiques locales et nationales (Aéro-Club de France, Aéroclub du bassin d''Arcachon, Aéroclub François Hussenot, Aéroclub Sépavia, Association des Pilotes et Propriétaires d''Aéronefs, Association des Usagers de l'Aéroport d''Arcachon Villemarie, Association Ecole de Parachutisme du Bassin d''Arcachon, Association Planeur du Bassin d''Arcachon, Association Section Nautique et Aéronautique de Gironde, Conseil National des Fédérations Aéronautiques et Sportives, Fédération Nationale de l'Aviation Marchande, SA 3 Axes Services Loisirs, Sarl Air Works, Sarl Envol 2001, Sarl Sud Ouest Aviation Maintenance, Union Française de l'Hélicoptère, Monsieur Rémy Bouin, Monsieur Bernard Chabbert, Monsieur Jean-Claude Chauvet, Monsieur Michel Gardini, Monsieur Nicolas Javelaud, Monsieur Michel Savidan), le juge des référés du Tribunal administratif de Bordeaux a ordonné hier l'évacuation de l'aérodrome d''Arcachon et en temps que de droit l'expulsion des occupants sans droit ni titre.

Les requérants ont donc, hier, écrit à Monsieur Idrac, Préfet de Gironde, lui demandant de faire exécuter sans délais la demande d''expulsion. Une réunion s'est tenue ce matin à la Préfecture de région, et le Préfet vient de prendre la décision de faire procéder à l'expulsion des occupants d''s samedi matin. Délai nécessaire à la réquisition des forces mobiles.

Toutefois il n'en demeure pas moins que même si la communauté aéronautique obtient, après Vannes, raison sur le plan judiciaire, c'est au quotidien et avec le soutien de tous qu'elle doit s'affirmer.


12 juillet 2006 - 19h06
Occupation illégale du terrain d'aviation d'Arcachon (suite).

Grâce aux actions conjuguées de la Communauté d''Agglomération du Bassin d''Arcachon et de toutes les instances aéronautiques locales et nationales, le juge des référés du Tribunal administratif de Bordeaux vient d''ordonner la libération de l'aérodrome d''Arcachon La Teste-de-Buch et l'expulsion de ses occupants sans droit, ni titre.

Nous ressaisissons M. Francis Idrac, Préfet de Gironde, afin de lui demander de faire exécuter sans délai la décision d'expulsion.
Copie du 2éme courrier adréssé au Préfet de Gironde.pdf


12 juillet 2006
Occupation illégale du terrain d'aviation d'Arcachon.
Aéro-Club de France (AéCF)
Aéroclub du bassin d''Arcachon
Aéroclub François Hussenot
Aéroclub Sépavia
Association des Pilotes et Propriétaires d'Aéronefs (AOPA France)
Association des Usagers de l'Aéroport d''Arcachon Villemarie
Association Ecole de Parachutisme du Bassin d''Arcachon (EPBA)
Association Planeur du Bassin d''Arcachon
Association Section Nautique et Aéronautique de Gironde
Conseil National des Fédérations Aéronautiques et Sportives (CNFAS)*
Fédération Nationale de l'Aviation Marchande (FNAM)
SA 3 Axes Services Loisirs
Sarl Air Works
Sarl Envol 2001
Sarl Sud Ouest Aviation Maintenance
Union Française de l'Hélicoptère (UFH)
Monsieur Rémy Bouin
Monsieur Bernard Chabbert
Monsieur Jean-Claude Chauvet
Monsieur Michel Gardini
Monsieur Nicolas Javelaud
Monsieur Michel Savidan

Après la réquisition du terrain d''aviation de Vannes, au début du mois de juillet 2006, jugée illégale par le juge des Référés du Tribunal administratif de Rennes, la communauté aéronautique française se trouve une nouvelle fois victime de l'occupation tout aussi illégale du terrain d''aviation d''Arcachon - La Teste de Buch.

Son occupation actuelle par plus de quatre cents caravanes paralyse toutes activités liées à l'exploitation de ce terrain d''aviation, et a des conséquences directes sur la vie économique et touristique de toute une ville.

De plus la pénétration dans l'enceinte de l'aérodrome ouvert à la circulation aérienne publique est strictement réglementée et constitue non seulement une occupation illégale du domaine public mais une infraction pénale.

C'est pourquoi les requérants cités ci-dessus ont, par l'intermédiaire de leur Avocat Me Serge Conti, déposé une requête en référé expulsion auprès du Tribunal administratif de Bordeaux et ont adressé au Préfet de Gironde, Préfet de Région une lettre l'invitant à mettre en oeuvre la force publique.
Copie de la requête en référé expulsion.pdf

Copie du courrier adréssé au Préfet de Gironde.pdf

* Le CNFAS regroupe : FFA, FFAéro, FFAM, FFG, FFP, FFPULM, FFVL, FFVV, RSA

Vannes


30 juin 2006

Suite à la suspension de la réquisition de l'aérodrome de Vannes-Meucon...
Mme Coënt-Bochart, juge des référés au Tribunal administratif de Rennes, a suspendu l'arrêté préfectoral de la préfecture du Morbihan portant réquisition de l'aérodrome de Vannes-Meucon, suite à la demande déposée par l'Aéro-Club de France, l'AOPA l'UFH et la FNAM par l'intermédiaire de leur Avocat Conseil, Me. Serge Conti.
Celui-ci vient d'adresser au Président de la République une lettre rendant compte de la décision de la préfecture de passer outre la décision de justice.


Copie du courrier adréssé au Président de la République.pdf

Copie de l'arrêt et de l'ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes.pdf

Mémoire au Conseil d'Etat de l'AéCF, UFH, AOPA et FNAM.pdf

Mémoire au Conseil d'Etat du Ministère de l'Intérieur.pdf

Arrêt du Conseil d'Etat.pdf

Conclusions de M. Terry OLSON Commissaire du Gouvernement.pdf



28 juin 2006

Aérodrome de Vannes-Meucon :
Suspension de l'arrété préfectoral

suite au référé déposé par
l'Aéro-Club de France, l'AOPA, l'UFH et la FNAM, au Tribunal administratif de Rennes.

"Vu la demande présentée par l'Aéro-Club de France et autres demandant la suspension de l'arrêté préfectoral du 25 juin 2006 portant réquisition de l'aérodrome de Vannes Meucon, vu l'arrêté attaqué et l'ensemble des pièces du dossier.

Décide :

- article unique :
L'arrêté préfectoral de la préfecture du Morbihan portant réquisition de l'aérodrome de Vannes Meucon est suspendu.
Ordonnance rendue en audience publique le 28 juin 2006."


Evelyne Coënt-Bochart

Le juge des référés.


26 juin 2006
Communiqué de Presse :

Aéro-Club de France
Union Française de l'Hélicoptère


Ouvrir ou fermer Vannes ?
Le monde de l'aéronautique associatif attaque la décision de fermer l'aérodrome du Morbihan pour faire place au Tecknival breton.

Le Président de l'Aéro-Club de France, M. Jean-François Georges, le Président de l'AOPA (Association des pilotes propriétaires d''avions), M. Patrick Charrier, le Président de l'Union Française d''Hélicoptère (UFH), M. Gérard David, le Président de la Fédération Nationale de l'Aviation marchande (FNAM), M. Lionel Guerin, viennent d''attaquer en référé-liberté la décision du préfet du Morbihan de fermer pendant douze jours l'aérodrome de Vannes-Meucon à la circulation aérienne publique.

"Il est inadmissible, déclarent-ils dans un communiqué, que l'administration, si sourcilleuse quand il s'agit du respect des textes par les aviateurs, ne s'impose pas à elle-même la rigueur qu'elle exige des pilotes dans le respect des règles et du droit, et qu'elle porte ainsi atteinte à la liberté fondamentale d''aller et de venir."

Il semblerait en effet, d''après les auteurs du recours, que la décision de fermeture de l'aérodrome de Vannes ait été prise sans que toutes les instances officielles qui doivent être préalablement cousultées, l'aient été.

En attaquant la décision de l'Etat, les quatre présidents n'entendent pas porter de jugement de valeur sur l'organisation de la rave-party bretonne, mais seulement faire respecter le droit des aviateurs à utiliser les espaces de plus en plus restreints et réglementés qui leurs sont affectés.
"Au moment où l'accès à nos zones réservées est rendu de plus en plus difficile au monde aéronautique lui-même, comment comprendre et accepter que l'on ouvre les vannes aux teufeurs en en chassant les aviateurs ?" ont-ils conclu.

 

Sauvegarde de l'Aéroport de Colmar Houssen


TAXES GRATUITES A COLMAR-HOUSSEN POUR LES PREMIERS WEEK-END DU MOIS DE JUIN A SEPTEMBRE 2006

Dans le but de promouvoir le terrain, la Société d''Exploitation de l'aérodrome de Colmar-Houssen a décidé l'exonération des redevances d''atterrissage pour l'aviation légère pour les premiers week-end de juin, juillet, août et septembre 2006.
En clair les taxes seront gratuites à Colmar pour les aéroclubs et les privés aux dates suivantes :

- 3/4 juin
- 1/2 juillet
- 5/6 août
- 2/3 septembre

Venez en profiter pour faire du tourisme à Colmar et apporter de l'activité à ce terrain qui en a bien besoin pour contrer les manoeuvres du maire.

Ci-joint le lien vers la page du site de l'aéroclub de Colmar consacrée aux infos pratiques pour pilotes de passage (bus, taxis, plan ...).
http://perso.wanadoo.fr/colmar.aeroclub/text/47fe4f37-81.html



On a beaucoup parlé, ces derniers temps, des évènements liés à la disparition possible de Colmar-Houssen. Au départ, l'affaire apparaissait scandaleuse, puis devenait désespérée, et finalement les choses semblent s'arranger, au forceps.
L'important dans cette aventure, c'est que s'est mise en place localement une mobilisation d''un niveau qualitatif (et même quantitatif) jamais vue chez nous pour la défense d''un équipement aéronautique.

L'affaire Colmar-Houssen a clarifié un nouveau clivage de notre société :
d''un côté une certaine mauvaise foi politique nourrie d''inculture aéronautique et de choix décisionnels discutables.
De l'autre notre milieu aéronautique lentement marginalisé par un environnement hostile, composé d''un cocktail délétère mêlant protection de l'environnement, intérêts immobiliers, électoralisme à courte vue, et absence de perception de l'intérêt général défini selon l'ancienne et trop oubliée notion juridique du " bon père de famille ".
Il est vrai qu'aujourd'hui, le concept même de famille...
En aviation, le socle de tout s'appelle le bon sens. Certains ajoutent " paysan ", les aérodromes étant le plus souvent situés aux champs.
Nous aurons, dans les mois et années à venir, à faire face d''autres affaires de cette nature. Voici donc une évocation de ce que nous devons considérer comme un précédent, rédigé par Rémy Bouin, pilote de plaisance, membre actif de l'AOPA, propriétaire d''un avion léger de voyage, mais aussi professionnel du contrôle aérien et homme de son temps.

Bernard CHABBERT.

Colmar Houssen est un aéroport de rêve pour les aviateurs du centre alsace et tous ceux qui aiment visiter cette magnifique région en avion léger. Situé à 1 kilomètre au nord de Colmar, il dispose d''une piste en dur de 1610 mètres et d''une magnifique piste en herbe de 1000 mètres. Equipé d''un ILS de catégorie 1, d''un balisage haute intensité et d''une télécommande de balisage, Colmar est le seul aéroport d''Alsace accessible en IFR 24h sur 24 h. C'est par ailleurs le terrain d''Alsace le moins souvent soumis aux brouillards, ce qui en fait un aéroport de déroutement idéal. Il dispose d''une petite aérogare qui a une capacité de traitement annuelle de 100.000 passagers. Il y a quelques années, Colmar Houssen a été utilisé par Air France et d''autres compagnies aériennes lors de la fermeture de l'aéroport de Strasbourg pour travaux. Il est le siège de 2 compagnies aériennes à la demande, Alsair et Air Ailes et connaît une importante activité d''aviation d''affaires pour le compte d''une vingtaine d''entreprises (telles que Liebherr, Cuisines Schmidt, Knaupf... etc) représentant 17.000 salariés. En ce qui concerne l'aviation générale, Colmar Houssen est un terrain très complet : aéro-clubs, construction amateur, hélicoptère, vol à voile...etc. La présence d''un service de contrôle aérien très efficace dirigé par Joelle Gérard permet la cohabitation harmonieuse de toutes ces activités (environ 50.000 mouvements annuels, installation d''un radar prévue en 2007).C'est une escale très sympa qu'il faut résolument prévoir dans votre planning 2006 (présence d''un hôtel et d''un restaurant dans l'enceinte de l'aéroport). Le site de Colmar Houssen date de la seconde guerre mondiale et fut affecté au Ministère des Travaux Publics en 1945 (pour les collectionneurs je dispose de l'édition N°1 de la carte " vac " N°1 de Colmar Houssen en date de juin 1946 !). Dans les années 50, la Ville de Colmar se retrouva propriétaire de cet aérodrome et ses maires successifs le développèrent petit à petit avec l'appui de la CCI et des collectivités territoriales pour en faire l'aéroport régional que l'on connaît aujourd'hui. Tous les acteurs économiques locaux s'accordent à dire que le développement de cet aéroport a permis à Colmar et au Centre Alsace de résister à la concurrence économique de grandes agglomérations telles que Strasbourg et Bâle Mulhouse. C'est un fait, Colmar et sa région n'auraient pas pu attirer des poids lourds tels que Liebherr, Knaupf ou Mark IV sans son aéroport d''affaires.
Cette situation de rêve tourne au cauchemar en 2001, lorsque Gilbert Meyer est réélu Maire de Colmar pour la deuxième fois. Monsieur Meyer avait proposé dans son programme électoral de supprimer l'aéroport de Colmar Houssen et de transférer ses activités sur la base aérienne de Colmar Meyenheim. Selon lui, l'aéroport est dangereux, non rentable et les 105 ha qu'il occupe pourraient être affectés à des entreprises et une prison. Les 2 premières raisons sont un non sens car l'aéroport n'a causé aucune victime au sol depuis sa création et son coût de fonctionnement est essentiellement supporté par la CCI et ses utilisateurs. La troisième raison est aberrante aux yeux des acteurs économiques car de nombreux autres terrains en friche existent aux portes de la Ville et pourraient être valorisés. Par ailleurs le coût de la construction d''installations civiles sur la base aérienne de Meyenheim, des routes de desserte et des taxiways pourrait approcher le prix de vente des terrains de l'aéroport. Depuis mars 2001, on assiste à une lamentable opération de sabotage de cet aéroport par la Ville. La CCI a été obligée d''annuler les investissements prévus, lesquels auraient permis d''accroître les trafic commercial de l'aéroport et donc de consolider son utilité économique. La CCI a fort logiquement dénoncé son contrat de gestion de l'aéroport et depuis le 1er janvier 2006, la Ville de Colmar en est devenu de droit le nouveau gestionnaire. Monsieur Meyer refuse au mépris des textes d''assurer ses responsabilités de gestionnaire ce qui a conduit l'Etat à réserver par NOTAM cet aéroport aux avions basés et aux vols de jour en VFR. C'est une véritable catastrophe pour les compagnies aériennes basées et les entreprises du Centre Alsace. Trois grandes manifestations ont été organisées à Colmar par la CCI , le MEDEF, les organisations syndicales et les usagers basés pour obtenir le soutien de l'Etat. Malheureusement le Ministre des transports a refusé jusqu'à présent de mettre en oeuvre les dispositions du code de l'aviation civile qui lui donnent le pouvoir de désigner la CCI comme gestionnaire d''office de cet aéroport jusqu'au terme de la Convention Ville Etat, c'est-à-dire jusqu'en 2011. La communauté aéronautique devrait s'inquiéter de cette attitude de l'Etat qui consiste à dire que cette affaire est locale et que le maintien de cet aéroport n'est pas d''intérêt général. Colmar Houssen fait partie d''un réseau aéroportuaire national cohérent qui doit être défendu avec vigueur par la Direction Générale de l'Aviation Civile et les administrations chargées de l'aménagement du territoire. La violation de la Convention Ville Etat par Monsieur Meyer est un manque de respect qui doit être sanctionné. Dans de telles situations, la Federal Aviation Administration des Etats-Unis prend des sanctions administratives envers les élus qui veulent fermer un aéroport protégé par une convention. Notre code de l'aviation civile permet de protéger efficacement nos aéroports, la communauté aéronautique doit donc se mobiliser pour mettre un terme aux dérives actuelles.
L'aéroport de Colmar Houssen est en sursis mais il existe des raisons d''espérer une issue positive : La convention Ville Etat prévoit le maintien de l'aéroport jusqu'en 2011, Monsieur Meyer a signé le 18 décembre 2002 un engagement de maintien d''un aéroport d''affaires en Centre Alsace et enfin la forte mobilisation des entreprises locales. Selon les dernières informations, les entreprises Liebherr et Knaupf sont sur le point de créer une entité de gestion de l'aéroport de Colmar Houssen. La Ville de Colmar serait disposée à autoriser ce nouveau gestionnaire à gérer l'aéroport à compter du 1er février prochain. L'aéroport devrait donc être ré-ouvert à la circulation aérienne publique jusqu'au 31 décembre 2006. d''ici là il faut espérer que l'action des très nombreux élus locaux favorables à l'aéroport, des acteurs économiques, des associations aéronautiques locales et nationales incitera Monsieur le Ministre des Transports à exiger le maintien de l'aéroport jusqu'à ce que l'aéroport de remplacement promis par Gilbert Meyer soit mis en service. Comptons également sur le soutien de 86 % (sondage IFOP) de colmariens favorables au maintien de leur magnifique terrain...
Venez nombreux vous poser à Colmar Houssen soutenir ses valeureux aviateurs et apportez si vous le pouvez votre aide aux 3 associations qui travaillent très fort pour maintenir ce petit bijou d''aéroport.

Rémy BOUIN
AOPA France, Commission Aéroports
06 82 17 41 71 - remy.bouin@tele2.fr



Associations pour le maintien de l'aéroport de Colmar Houssen :

- Association des Usagers de l'aéroport de Colmar Houssen
Aéroport de Colmar Houssen - 68000 Colmar
Président : Olivier ALMERAS

- ADEPACH (Association des Entreprises pour l'Aéroport de Colmar Houssen
Zone d''activité - 68600 Wolfgantzen
Président : Jean Luc DEJEAN (PDG de MARK IV)

- Collectif des Forces Vives de Centre Alsace
1 place de la gare - BP7- 68001 Colmar Cedex
Président : Gérard FELLMANN (Président de la CCI de Colmar)


Lettre du COLLECTIF DES FORCES VIVES DU CENTRE-ALSACE, à Monsieur le Premier Ministre, contre la fermeture de l'Aéroport de Colmar

lettre au Premier Ministre.pdf


 


AéroClub de France, 6 rue Galilée 75116 Paris - tél: 01.47.23.72.72