1906 - 2006 Santos Dumont : un vol centenaire.
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Les photos, dessins et textes présentés ci-dessous nous montrent, souvent avec humour, un personnage passioné, grave et facétieux qui a marqué son époque.
Les archives de l’Aéro-Club de France : photographies, dessins et textes originaux.
Portraits d’un pionnier
Santos-Dumont et ses machines volantes
Dessins et illustrations
Caricatures d’hier et d’aujourd’hui
Lettre au Président de l’Aéro-Club de France
Lettre d’ Alberto Santos-Dumont au président de l’Aéro-Club de France datée du 16 novembre 1907 :
« Mon cher président, j’ai l’honneur de vous adresser mon engagement pour le prix Deutch – Archdeacon.
Je tenterai ce prix demain dimanche 17 novembre à partir de 9h30 du matin, du champ de manoeuvre d’Issy des Moulineaux.
Croyez, Monsieur le président, à l’expression de mes sentiments les plus distingués.
A. Santos-Dumont »
Ce jour là , Santos-Dumont faisait voler pour la première fois sa « Demoiselle » et franchit 200 mètres à 6 mètres de haut.
Lettre à la Société des Nations
Lettre d’ Alberto Santos-Dumont adressée à Monsieur l’Ambassadeur du Brésil :
« Monsieur l’Ambassadeur du Brésil prés de la Société des Nations, Genève
Monsieur l’Ambassadeur,
Sous peu aura lieu une Conférence Internationale ayant pour but la limitation des armements dans tous les pays du monde civilisé.
J’ai lu dans différents journaux, qu’on se propose, entre autres questions, d’y limiter l’action des sous marins en interdisant qu’ils prennent part active aux guerres futures, mais on n’a pas, que je sache, songé à l’Aéronautique. On sait cependant ce dont sont capables les
engins aériens, leurs exploits au cours de la dernière guerre nous permettent d’entrevoir avec horreur le degré de destruction auquel ils pourraient désormais, atteindre comme dispensateurs de la mort non seulement parmi les armées combattantes, mais aussi, hélas ! parmi les inoffensifs de l’arrière. Ceux qui, comme moi furent les humbles pionniers de la conquête de l’air songeaient,plus à créer de nouveaux moyens d’expansion pacifique entre les peuples qu’à leur fournir de nouvelles armes de combat.
Si de la conférence précitée pouvait résulter l’abolition de la guerre sous marine, que de belles unités déjà existantes pourraient alors se consacrer â l’étude des profondeurs maritimes encore insoupçonnées et que de progrès pouvais faire la science océanographique.
Il faudrait que le rôle futur de l’aéronautique dans toutes ses branches fusse également bienfaisant, et c’est cette idée, Monsieur l’Ambassadeur que je serais heureux de soumettre à la conférence par votre intermédiaire.
Je suis disposé à offrir un prix de dix mille francs en concours parmi les personnes, à quelque profession qu’elles appartiennent, pour le meilleur ouvrage écrit sur la question de l’interdiction des engins aériens comme arme de combat et de bombardement.
Un jury pourrait être constitué sous l’hégire de la conférence ou sous le vôtre seul, Monsieur l’Ambassadeur et je me prêterais volontiers à la mise au point préalable de tous 1es détails relatifs à ce concours que je n’hésiterais pas à qualifier d’humanitaire au premier chef.
Avec mes remerciements anticipés, je vous prie Monsieur l’Ambassadeur d’accepter mes hommages et de croire à ma considération très distinguée.
SANTOS DUMONT – Megève, 14 janvier 1926″





